Date de publication :  16 mai 2023.

Aujourd'hui nous sommes le : 22/04/24.   

Au commencement

Pour commencer à travailler il faut des outils et...du bois. Il y a quelques fournisseurs en France (cf. liens) et mon choix se porte sur Le bois de lutherie.

Hum...au déballage de la livraison, je commence vraiment à me demander si ce projet est bien raisonnable! !

En tous cas, avec la fourniture épicéa et érable,  tout y est: Le fond, la table en 2 parties, le manche, les éclisses, les blocs pour y tailler les tasseaux et les coins, les contre-éclisses, la barre et les filets (la terminologie est précisée dans la fin de la rubrique "le propos".)

Je commanderai plus tard chez un autre fournisseur les parties complémentaires en ébène, touche et sillets ainsi que les éléments achetés tout faits (ou presque) : chevilles, mentonnière, ébauche de chevalet, cordier et attache cordier, cordes.

Le travail commence par un dessin. Je prend pour modèle le stradivarius proposé dans le manuel de lutherie de P Altenburger ( que j'appelerai "le manuel" par la suite). Je réalise un demi dessin sur support léger facile à découper à la scie à chantourner (reste de fond d'armoire). Ce support léger une fois découpé constitue un guide pour la suite.

Le demi gabarit obtenu centré par 2 trous de centrage permet d'obtenir par retournement un dessin de violon symétrique.

Un moule en MDF de 19mm est d'abord découpé grossièrement puis usiné finement à la défonceuse avec une fraise à copier (en rouge sur l'image précédente) guidée par le gabarit. Sur ce moule je colle les 2 tasseaux et les 4 coins (1 tasseau et 3 coins déjà en place sur la photo )

Le collage des tasseaux et coins ne présente pas de difficultés particulières. Il faut garder à l'esprit qu'il s'agit d'un collage provisoire qui sera décollé plus tard. Une goutte de colle suffit.

Une fois collés, les tasseaux et les coins sont arasés à la bonne hauteur c'est à dire avec un écart de 2mm entre le coté manche, et le coté cordier. J'utilise pour cela aussi la défonceuse. Au final mes éclisses feront 29,5 mm de large coté manche et 31,5mm coté cordier. 

Cette différence d'épaisseur entre le "haut" (coté manche) et le bas de l'instrument est mise en oeuvre depuis fort longtemps sur les instruments à cordes  essentiellement, sans doute,  pour des raisons esthétiques.  La manière de réaliser cette pente fait cependant l'objet de discussions sans fin sur les forums spécialisés car il n'est pas facile de la déduire de l'observation des violons anciens qui sont la réference. Faut il que la pente soit coté fond, coté table ou un peu des deux? Y a t'il, ce faisant, une courbure volontaire appliquée à la table pour créer une tension dans celle ci?  Ma méthode de construction conduit à ce que la pente soit uniquement coté fond et la table n'est pas impliquée. Cela a notamment le mérite de ne pas ajouter de la complexité à la question du renversement (qui n'en a pas besoin!).

je reporte le contour du violon sur les tasseaux et les coins à l'aide du gabarit.

C'est ici que je commence à utiliser ciseaux et gouges.

et...de l'autre coté.

Et voila, on peut passer à la phase suivante, les éclisses.

Publication initiale : 5 juillet 2017

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